Y as t'il une vie ailleurs ?

Cette question taraude nombre de personnes, scientifiques ou non, depuis bien longtemps.

Images jpg et

"Dans le temps qui a précédé le commencement du temps, quelque chose a-t-il existé ?

(Guillaume d'Auvergne, XIIIème siècle"

 

Conditions préliminaires
Pour que la vie puisse se développer sur une planète, on admet généralement, comme conditions nécessaires, la présence de ces éléments : eau liquide, azote, carbone et éventuellement du silicium.

La stabilité de l'orbite de la planète dans la zone habitable (pour que la vie ait le temps de se développer), et la stabilité de son/ses étoile(s) sont également considérées comme nécessaires. Cependant, une autre hypothèse suggère que la vie peut aussi s'adapter à son environnement sans qu'il y ait nécessairement une "zone habitable" orbitale obligatoire à tous les systèmes. Cela sous-entend qu'une certaine structure biologique pourrait développer des méthodes de survie pour s'acclimater à un environnement hostile complètement hors de la "zone habitable" orbitale que l'on considère.

L'existence de formes de vie sur des planètes dépourvues d'eau ou d'une atmosphère semblable à la nôtre n'est pas exclue, mais demeure hautement spéculative. De plus, compte tenu des connaissances scientifiques actuelles, qui sont limitées à la vie sur notre planète, il est plus facile de bâtir des programmes de recherche à partir de ce que nous savons être de la vie qu'à partir de pures spéculations.

Sur Mercure et Vénus

Mercure, la planète la plus proche du soleil est un désert brûlant. Une journée dure 176 jours terrestre. Pas d'atmosphère, ni eau, dans ces conditions la vie a peu de chance d'apparaître.

Vénus la deuxième planète enfoncée dans une nuit constante à cause d' immenses couches nuageuses. Des tempêtes de gaz carbonique ravagent ses plateaux, à plus de 300 km/h. Des pluies d'acide sulfurique s'y abattent. Avec une température de 500 oc, il y as peu d'espoir qu'une forme de vie existe.

 Certains scientifiques comme Louis Irwin, astrophysicien de la NASA, affirme qu'une forme de vie pourrait exister sur vénus, à 60 km d'altitude. Des créatures atmosphériques. En 2002 on a découvert sur la Terre des formes de vie microbienne flottant à plus de 10 000 mètres d'altitude dans des bancs nuageux. Dans certaines couches nuageuse de Vénus, la température serait de 25 oc et la pression semblable à celle de la Terre, et de plus on y trouverai de l' eau en brume.. Selon les experts " les créatures vénusiennes" ressembleraient à des méduses miniscules se nourissant de la lumière ultraviolette du Soleil.

Louis irwin

Louis Irwin est un neurobiologiste et astrobiologiste, récemment retraité de l'Université du Texas à El Paso. En 2002, ses élèves ont participé au projet Imaging Mars Étudiant à l'Arizona State University, à travers lequel ils ont acquis une image des hauts plateaux équatoriaux de l'Odyssey orbiteur Mars, qui a été présenté à la conférence de l'astrobiologie internationale à Madrid en 2003.​

Sur Mars

On n’a toujours pas établi, en dépit d’une croyance tenace, la preuve de présence de vie sur Mars quand bien même celle, dans le passé, de l'eau liquide (anciens lits de fleuves et interrogation sur l'existence d'un océan unique disparu) ne fait plus de doute. On y trouve du pergélisol 1, voire du mollisol 2 . Plusieurs sondes spatiales ont été envoyées sur cette planète, notamment les sondes du programme Viking, Mars Express, le module Beagle 2 et les robots de la mission Mars Exploration Rover. On y a retrouvé de l'azote, un des éléments indispensables à la vie.La présence d'eau sous forme solide et même liquide salé a été confirmée sur Mars, mais pas la présence d'une quelconque forme de vie.

1-Le pergélisol désigne la partie d'un cryoso(l1bis) gelé en permanence, au moins pendant deux ans, et de ce fait imperméable.Le pergélisol existe non seulement dans les hautes latitudes (pergélisol polaire et subpolaire) mais également dans les hautes altitudes (parois sub-verticales jusqu'à 3 500 m d'altitude du pergélisol alpin). Il couvre un cinquième de la surface terrestre.

2-Le mollisol désigne la partie d'un cryosol qui, contrairement au pergélisol, gèle en hiver et dégèle en été

1bis -Le cryosol est un sol particulier des régions froides, composé en profondeur d'une partie en permanence gelée, appelée le pergélisol et à la surface d'une partie, appelée mollisol, qui se dégèle pendant une durée de l'année

Sur les planètes géantes

Les quatres planètes géantes de notre système solaire, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune ne sont pas des mondes solides mais d' énormes boules de gaz renfermant un miniscule noyau solide. La vie a peu de chance d'y prendre forme.  Certains exobiologistes pensent que comme sur Vénus des "créatures atmosphériques" pourraient flotter dans les nuages.  L' astrophysicien  Carl Sagan a le premier emit l' hypotèse  de la présence de ces créatures sur Jupiter. Tout d' abord des "flotteurs", sortent de "bio ballons" dérivant dans les courants. Ces "flotteurs" pourraient respirer de l' hydrogène et se nourrir de matières organiques, en particulier l' amoniaque et le méthane. Il pourrait aussi, exister d'autres créatures, de redoutables prédateurs qui se nourriraient de "flotteurs" que Carl Sagan appelle "plongeurs". Cette hypotèse semble de moins en moins en accordavec les observations.

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Carl Edward Sagan,  né le 9 novembre 1934 à Brooklyn, New York et mort le 20 décembre 1996 (à 62 ans) à Seattle, Washington, est un scientifique et astronome américain. Il est l'un des fondateurs de l'exobiologie. Il a mis en place le programme SETI de recherche d'intelligence extraterrestre et réalisé pour la télévision la série de vulgarisation scientifique Cosmos, diffusée sur plusieurs continents. Il est aussi connu pour son scepticisme.

Finalement, hormis Mars, aucune des autres planètes ne semble propice au développement de la vie. Si la vie existe, c'est ailleurs qu'il faut chercher, sur ces tout petits mondes qu'on appelle satellites, des lunes qui gravitent autour de planètes géantes. Dans tout le système solaire, deux dont les conditions naturelles sont suffisamment riches pour que peut-être, selon les biologistes, une forme de vie rudimentaire ait pu y apparaître.

Autres corps du Système solaire
Europe est un satellite de la planète Jupiter, recouvert d'une épaisse couche de glace à sa surface. On estime à 10 kilomètres, voire plus encore, l'épaisseur de la couche de glace sous laquelle il serait possible de trouver de l'eau à l'état liquide où auraient pu se développer des piézophiles (Les organismes sont des êtres vivants qui ne peuvent vivre qu'en pression hyperbare (à des pressions très élevées) comme les bactéries et plus particulièrement les Archaea vivant dans les grands-fonds océaniques.) résistantes à d’énormes pressions (de l'ordre de plusieurs mégapascals), en l'absence de toute lumière solaire et où la rareté des sources de nourriture serait un handicap. Les scientifiques réfléchissent à différentes méthodes pour atteindre cet océan sous la glace en utilisant comme modèle le lac Vostok, enfoui sous les glaces de l'Antarctique. Deux types de problèmes techniques se posent : comment atteindre cet océan sans forage puisqu'il est économiquement invraisemblable d'envoyer une station traditionnelle de forage jusqu'à Europe, et comment atteindre cet océan sans le contaminer par des formes de vie terrestres.

220px deinococcus radioduransDeinococcus radiodurans, une eubactérie

Titan intéresse les exobiologistes car son atmosphère (1,5 fois la pression terrestre) contient de l'azote, du méthane, et d'autres corps composés. Elle ressemble à celle de la Terre avant l'apparition de la vie. La sonde européenne Huygens, larguée par la sonde américaine Cassini, est devenu le premier engin à s'y poser en janvier 2005. Pendant quatre heures, elle a envoyé une masse de données inédites sur l'atmosphère et le sol de cette lune.

Titan in natural color CassiniTitans

En ce qui concerne Ganymède, Callisto ou Encelade, aucune ne semble, à ce jour, aussi prometteuse qu'Europe ; en effet, aucune en semble présenter la possibilité d'un océan d'eau liquide sous la couche de glace de surface. Par contre, la découverte de glace en autant d'endroits, depuis les années 1970, a renforcé la conviction des astronomes selon laquelle l'eau est une espèce chimique très répandue dans l'Univers4.

Sur les astéroïdes et comètes
La découverte sur Terre d'acides aminés présents sur des météorites d'origine extraterrestre a constitué une révolution majeure qui a contribué à rendre crédible l'exobiologie. La présence dans les comètes d'importantes quantités de composés carbonés qui seraient libérés lors de leurs passages dans le Système solaire interne constitue un autre phénomène intéressant pour la compréhension de l'apparition de la vie sur Terre.

En dehors du Système solaire
Il n'est pas possible aujourd'hui de déterminer directement l'existence de vie extraterrestre en dehors du Système solaire. Néanmoins, plusieurs projets sont en voie d'être créés dans ce but.

Depuis 1995, la découverte d’exoplanètes laisse penser qu'il sera possible un jour de détecter - si elle existe - l'existence de vie extra-terrestre, en analysant l'atmosphère de ces planètes par spectrométrie. L'Agence spatiale européenne avait un projet qui devait voir le jour en 2025, le projet spatial Darwin, qui fut annulé en 2007. Ceci demeure théoriquement hors de portée des instruments actuels, mais plusieurs observations récentes suggèrent toutefois la possibilité, d'ores et déjà, de détecter l'atmosphère autour de telles planètes5.

Exoplanètes habitables
Découverte le 4 avril 2007 par une équipe d'astronomes français, portugais et suisses, Gliese 581 c est une exoplanète en orbite autour de l'étoile Gliese 581, un astre de type naine rouge situé à une vingtaine d'années-lumière du Système solaire. Il s'agirait de la première planète extra-solaire découverte dans la zone habitable de son étoile, et qui devrait donc présenter de grandes similitudes avec la Terre du point de vue de sa température de surface. Gliese 581 étant une étoile considérablement moins lumineuse que le Soleil, la température de Gliese 581 c reste peu élevée malgré le petit rayon de son orbite (environ 11 millions de kilomètres). Sa température moyenne est estimée entre -3 °C (pour un albédo de Bond comparable à celui de Vénus) et 40 °C (pour un albédo similaire à celui de la Terre), ce qui autoriserait la présence d'eau liquide à sa surface.

Le 29 septembre 2010, une équipe d’astronomes américains annonce la découverte de Gliese 581 g. En raison de sa masse (environ 3 à 4 fois celle de la Terre), de ses températures, de sa localisation dans la zone habitable et de sa possibilité de retenir une atmosphère, c’est, au moment de sa découverte, l’exoplanète présentant la plus haute probabilité d’abriter des formes de vie.  La découverte de Gliese 581 g reste néanmoins encore à confirmer. Francesco Pepe, un astronome de l'observatoire de Genève qui travaille sur le projet HARPS, a déclaré le 11 octobre 2010 lors du symposium « 276 - The Astrophysics of Planetary Systems: Formation, Structure, and Dynamical Evolution » de l'Union astronomique internationale à Turin (Italie), que, pour l'instant, cette découverte n'avait pas été confirmée par les données que lui et ses collègues avaient obtenues.

Gliese 581L'étoile Gliese 581 dans la constellation de la Balance

Date de dernière mise à jour : 27/03/2016